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l'etat remplace le mari

il est indéniable qu'élever les enfants est la fonction naturelle de la femme, et, de ce fait, elle doit dépendre de l'homme pour ses besoins économiques et financiers.
certaines gens en europe moderne sont allés dans leur plaidoyer pour la cause de la libération de la femme jusqu'à défendre la restauration du système matriarcal. ces gens croient quavec l'indépendance totale de la femme, et son égalité avec l'homme dans les affaires, le père sera à lavenir un membre superflu qu'on devrait exclure définitivement de la famille.
dans le même temps, ces gens appellent l'etat à prendre la place du père et à allouer des primes aux femmes -lesquelles ne voulaient point supporter la responsabilité de former une famille toutes seules-, afin qu'elles ne cessent pas de porter des enfants et pour que la race humaine ne s'éteigne pas. en dautres termes, la femme qui était dépendante de l'homme, ou selon certains, sa bonne, deviendra dans le futur une dépendance, ou une bonne, de l'etat. les devoirs et les droits du père seront transférés à l'etat.
on aurait aimé que ces gens, qui ont porté le marteau pour détruire si aveuglément l'établissement sacré de la famille, fondé sur les lois divines sacrées, aient réfléchi aux conséquences désastreuses à long terme, de leur action à courte vue.
bertrand russel, traitant de la question de l'intervention culturelle et hygiénique de l'etat concernant l'enfant, écrit dans son livre "le mariage et la morale" : «il paraît que le père ne tardera pas à perdre son importance en tant quagent biologique. il y a un autre facteur efficace qui contribue à l'exclusion du père, c'est la tendance des femmes vers l'indépendance économique. car les femmes qui participent souvent au vote sont des demoiselles ; or, les problèmes des femmes mariées sont de nos jours plus nombreux et plus graves que ceux des demoiselles. bien qu'il y ait des dispositions légales qui les protègent, les femmes mariées ont des difficultés à être embauchées. et pour préserver leur indépendance économique, elles n'ont que deux alternatives : ou bien elles conservent leurs emplois, auquel cas elles devraient confier leurs enfants aux maternités contre paiement, ce qui conduirait à agrandir et élargir les crèches et les maternités tellement que l'enfant naura plus -psychologiquement- ni père ni mère ; ou bien les jeunes femmes mariées devraient bénéficier d'une aide pécuniaire leur permettant de se consacrer à leurs enfants.
mais la seconde alternative ne suffit pas à elle seule à résoudre le problème. elle doit être accompagnée de dispositions légales rendant obligatoire la réembauche de la mère par son employeur après que son enfant aura atteint un certain âge. cette solution a lavantage de permettre à la femme d'élever ses enfants elle-même, sans avoir besoin de dépendre de son partenaire mâle pour cela... si une telle loi est effectivement promulguée, nous devrions attendre pour voir ses répercussions sur les mœurs familiales. il est possible que la loi décide qu'un enfant illégitime naura pas droit à une subvention, ou quau cas où il y aurait des présomptions dadultère de la part de la mère, la subvention sera donnée au père. dans ce cas, la police locale pourrait être amenée à surveiller les femmes mariées. les conséquences d'une telle loi ne seront pas très agréables, et pourraient embarrasser ceux qui se trouvent derrière ce développement des mœurs. par conséquent, on pourrait sattendre à ce que l'idée de l'intervention de la police soit écartée, et que la subvention soit étendue aux mères d'enfants illégitimes. auquel cas, le rôle économique du père disparaîtra totalement des classes laborieuses, et son importance pour les enfants ne dépasserait pas celle d'un chat ou d'un chien de compagnie. la civilisation -ou tout au moins la civilisation actuellement montante- tend à affaiblir les sentiments maternels.
pour préserver cette civilisation de la dérive, il se peut qu'il soit nécessaire de donner à la femme suffisamment dargent pour qu'elle trouve la grossesse profitable, et dans ce cas il ne serait pas nécessaire que toutes les femmes, ou la plupart d'entre elles, choisissent la maternité comme travail. ce serait un travail comme un autre, que les femmes regardent avec intérêt et sérieux. en tout état de cause, tout ce que nous avons dit jusque là consiste en de pures suppositions. ce que nous voulions expliquer, c'est que le mouvement de libération de la femme conduirait à la disparition du patriarcat, lequel représentait depuis l'époque pré-historique la victoire de l'homme sur la femme. en occident, on croit que le fait que l'etat soit en train de prendre la place du père constitue un signe de progrès de la civilisation...»
comme il ressort clairement des observations ci-dessus, labolition de l'entretien de l'épouse par l'époux, ou l'indépendance économique de la femme, comme aiment lappeler ces messieurs, aura les conséquences suivantes :
le père sera exclu de la famille, ou au moins il perdra de son importance. le système matriarcal sera ravivé. le gouvernement prendra la place du père. les mères seront prises en charge par l'etat. les sentiments familiaux saffaibliront. la maternité perdra sa forme sentimentale pour prendre celle d'une profession.
evidemment, le résultat de ces développements sera l'écroulement complet de la famille, ce qui conduira à long terme à la chute de l'humanité. tout peut être corrigé à lavenir, mais nous perdrons quelque chose de très important, à savoir le bonheur, la joie et la jouissance des plaisirs spirituels et moraux propres à la vie familiale.
en tout état de cause, les partisans de l'indépendance et de la libération totales de la femme et de l'exclusion du père du milieu de la famille, estiment également que le devoir naturel de la femme de mettre des enfants au monde exige qu'on lui accorde un droit et une aide, et parfois même un salaire -selon eux-, que l'etat doit payer, et ce à la différence du cas de l'homme dont le travail naturel ne nécessite pas un droit.
il est à rappeler que les lois internationales accordent au travailleur un salaire qui tient compte de la femme et des enfants, c'est-à-dire que ces lois reconnaissent à la fÿ


la déclaration universelle des droits de l'homme a-t-elle humilié la femme


?

la déclaration des droits de l'homme (article 23, alinéa 3) dit : «toute personne qui travaille, a droit à une rémunération juste et satisfaisante qui lui assure, ainsi qu'à sa famille, une existence digne de l'humanité.» et, dans larticle 25, un alinéa stipule : «toute personne a droit à un niveau de vie convenable et à une protection et un bien- être pour elle-même et sa famille, incluant la nourriture, le logement, les services médicaux et sociaux nécessaires. elle a droit à une protection dans les cas de chômage, maladie, incapacité, veuvage, vieillesse ou dautres circonstances la privant de ses moyens de subsistance et sortant de sa volonté.»
ces deux articles impliquent que tout homme qui forme une famille doit supporter les dépenses de sa femme et de leurs enfants, et que leurs dépenses sont considérées comme faisant partie de ses propres dépenses.
bien que la déclaration des droits de l'homme affirme spécifiquement que l'homme et la femme ont des droits égaux, elle ne considère pas l'entretien de la femme par l'homme comme étant attentatoire à cette égalité. de là, ceux qui citent toujours cette déclaration comme une référence qui fait autorité doivent considérer l'entretien de la femme comme étant une question définitivement établie et un fait accompli.
les "occidentalistes", qui traitent de réactionnaire tout ce qui est islamique, se permettront-ils d'outrager même le caractère "sacré" de cette déclaration, et de la considérer comme un vestige de la servitude de la femme ?
en outre, lorsque la déclaration des droits de l'homme dit que toute personne a droit à la protection au cas de chômage, de maladie, d'incapacité, de veuvage, de vieillesse, et dans toutes autres circonstances qui la privent de moyens d'existence, elle ne décrit pas le veuvage seulement comme un manque de moyens d'existence, mais elle le mentionne au même titre que la maladie et l'incapacité. donc elle classe les femmes dans la catégorie des chômeurs, des malades, des invalides et des retraités.. n'est-ce pas une insulte à la femme ? si une telle chose avait été mentionnée dans n'importe quel livre ou code civil d'un pays oriental, elle aurait certainement soulevé l'indignation et la protestation véhémente de toute une meute de partisans de la libération de la femme.
mais les gens suffisamment réalistes et sensés pour ne pas subir l'influence de la fausse propagande, et suffisamment honnêtes pour ne voir les choses qu'objectivement, savent bien que ni la loi de la créa- tion, qui a fait de l'homme un moyen d'existence pour la femme, ni la déclaration des droits de l'homme, qui a placé le veuvage dans la même catégorie que le chômage, ne sont attentatoires à la dignité de la femme. de la même façon, la loi islamique, qui a rendu obligatoire pour l'homme l'entretien de la femme, n'est en aucun cas humiliante pour elle. il est un fait que la femme a été créée de telle manière qu'elle a besoin de l'homme et qu'elle dépend de lui.
l'homme et la femme ont été créés interdépendants l'un de lautre, afin que leur union soit plus solide et que leurs relations conjugales -dont dépend le bonheur de l'humanité- soient plus fermes. si la femme dépend financièrement de l'homme, l'homme aussi dépend d'elle pour la paix de son esprit. cette interdépendance les rapproche plus et les unit mieux.

 


l'heritage

 

dans le monde antique, la femme n'héritait rien, et même lorsqu'elle héritait, elle était traitée en mineure. elle navait pas une personnalité légale indépendante. selon certains codes anciens, la fille recevait un héritage, mais pas ses enfants, tandis qu'un fils non seulement recevait un héritage lui-même, mais ses enfants aussi héritaient de leur grand-père. dautres systèmes juridiques permettaient qu'une femme hérite, mais pas sous forme d'une part prescrite par la loi, ou selon l'expression coranique "une part prédéterminée", mais seulement si le défunt voulait bien faire un geste en sa faveur dans son testament.
les historiens et les chercheurs ont fait des comptes rendus détaillés sur les différentes lois d'héritage en vigueur dans lancien monde, mais il serait superflu de les exposer ici. aussi nous contentons-nous du sommaire que nous venons de faire ci-dessus.


pourquoi la femme était-elle privée d'héritage ?

la principale raison de la privation de la femme de l'héritage était la prévention du transfert de la fortune d'une famille à une autre. selon les anciennes croyances, le rôle de la femme dans la procréation était insignifiant. les mères servaient, daprès ces croyances, uniquement de réceptacle pour le développement de la semence du père. on croyait que les enfants du fils d'un homme étaient les propres enfants de ce dernier, alors que les enfants de la fille d'un homme ne faisaient pas partie de la famille, car ils appartenaient à la famille de leur grand-père paternel. donc, si une fille recevait un héritage, cela signifiait le transfert de la propriété à ses enfants, lesquels appartenaient à une famille sans lien avec celle du défunt.
feu le dr mûsâ ‘amîd dit que jadis c'était la religion, et non les liens de parenté naturels, qui constituait la base de la formation de la famille. le grand-père était non seulement le chef social de ses enfants et de ses petits-enfants, mais aussi et surtout leur chef religieux. l'exécution des cérémonies et des rites religieux était transmise de génération à génération par les descendants mâles seulement. les anciens considéraient les hommes seulement comme le moyen de la préservation de la progéniture. pour eux, le père de famille ne donnait pas seulement vie à son fils, mais il lui passait également les croyances et les rites religieux. selon les hindous, les grecs et les romains, le pouvoir de la procréation était confié aux hommes seulement, et par conséquent les religions familiales étaient le monopole des hommes, alors que les femmes navaient pas le droit de toucher aux affaires religieuses, sauf à travers leurs pères et maris. et comme elles ne pouvaient pas prendre part à l'exécution des cérémonies religieuses, elles étaient naturellement privées de tous les privilèges familiaux. de là, lorsque le système de l'héritage vit le jour, elles en furent exclues.
l'exclusion de la femme de l'héritage avait dautres raisons aussi. l'une d'elles était le fait que la femme ne pouvait pas devenir un bon soldat. dans une société où l'on attachait une grande valeur aux actes héroïques et à la force combattante, et où un guerrier était considéré comme étant supérieur à cent mille non-combattants, on priva la femme du droit à l'héritage, parce qu'il lui manquait la capacité de combattre.
c'est pour cette raison dailleurs que les arabes de l'époque pré-islamique s'opposaient à l'héritage de la femme, laquelle ne pouvait hériter tant qu'il existait un mâle -si lointain fût-il- dans la famille. et c'est pourquoi ils furent grandement surpris lorsque, à lavènement de l'islam, le coran dit : «les hommes ont une part de ce que leurs parents et leurs proches ont laissé, et les femmes ont une part de ce que leurs parents et leurs proches ont laissé. que cela représente peu ou beaucoup : c'est une part déterminée.» (sourate al-nisâ', 4 : 7)
il est arrivé qu'à cette époque-là, le célèbre poète arabe, hassân ibn thâbit, mourut en laissant derrière lui une femme et quelques f illes. ses cousins s'emparèrent alors de toute sa fortune, ne laissant rien à sa femme et à ses filles. sa veuve s'en plaignit auprès du prophète (p). le messager dallah les convoqua. pour se justifier, les cousins dirent :«la femme ne porte pas darme ni ne combat. c'est nous qui brandissons les épées pour nous défendre et défendre cette femme. c'est pourquoi, la propriété doit appartenir aux hommes». le prophète leur communiqua alors le jugement dallah ci-dessus.


l'héritage du fils adoptif


les arabes du pré-islam adoptaient parfois un fils. le fils adoptif, était considéré comme héritier, au même titre qu'un fils réel. la coutume de ladoption existait également chez dautres nations, dont les anciens romains et les perses. le fils adoptif, étant considéré comme un fils réel, jouissait de privilèges auxquels les filles en ligne directe navaient pas droit. ces privilèges incluaient le droit à l'héritage. similairement, le mariage avec la femme d'un fils adoptif était prohibé. le saint coran a aboli ces coutumes.


l'héritage d'un allié

une autre coutume, qui prévalait parmi les arabes pré-islamiques et que l'islam a abolie, était celle de lalliance. deux personnes sans liens familiaux entraient en alliance l'une avec lautre, se promettant réciproquement par serment : «ton sang est le mien ; toute agression contre toi sera une agression contre moi ; tu hériteras de moi et moi de toi». en vertu de cette alliance, toutes les deux personnes se défendaient mutuellement durant toute leur vie, et celle qui mourait la première laissait à lautre sa propriété.


la femme, une partie de l'héritage